« Ma vocation s’est considérablement affirmée face à ces enfants en quête du bon Dieu. » Sébastien, 2e année, en insertion dans la pastorale des Gens du Voyage.
Une expérience missionnaire
L’insertion pastorale, comme toute notre formation, est progressive : de quelques heures par semaine en première et deuxième années, elle passe à trois jours pleins par semaine en fin de séminaire. Certains, les externes sont même amenés à vivre tous les jours en paroisse.
Quelle que soit sa durée hebdomadaire, l’insertion pastorale est pour tous une expérience missionnaire. Pour beaucoup, c’est la première fois que nous sommes envoyés par l’Eglise en mission vers d’autres chrétiens, en aumônerie scolaire ou en paroisse. Cet envoi a une dimension spirituelle très importante, puisque véritablement, nous sommes invités à annoncer ainsi, au sein de notre formation, Celui au service duquel nous nous préparons à nous engager.
Animateur de catéchèse, responsable d’enfants de chœur ou chargé d’organiser un événement sur la paroisse, nous mettons en œuvre ce que nous apprenons au séminaire, pour témoigner du Christ qui nous fait vivre et qui nous appelle à le suivre, pour le service de tous les hommes.
L’apprentissage pastoral
Cette formation ressemble beaucoup à une formation professionnelle en alternance. Il s’agit pour nous de faire correspondre les attentes des fidèles avec ce que nous pouvons leur donner. C’est une chose difficile, mais c’est aussi une quête exaltante !
Dès les premières années de notre séminaire il nous faut entrer dans une dynamique pastorale, pour que nous études ne nous renferment pas sur nous-mêmes mais affirment notre volonté de nous donner à tous.
Une vérification de la vocation
S’il y a bien quelque chose qui réunit tous les séminaristes de cette maison, c’est bien l’appel de Dieu. Chacun de nous entend résonner en lui cet appel du Seigneur à Marie-Madeleine : « Va vers mes frères ! » (Jean 20, 17), et chacun désire pendant ses années de séminaire formuler, affirmer et exprimer la réponse qu’il donne. Parfois, on aurait la tentation de se contenter d’une solide formation spirituelle, pour discerner dans le secret de son cœur la volonté du Seigneur.
Mais idéaliser le prêtre au point d’oublier sa mission pastorale est une réduction dangereuse, car le prêtre n’est pas qu’un homme de prière : il est un homme de prière, d’étude et de rencontre. Sans ces trois dimensions spirituelle, intellectuelle et pastorale, on ne peut dire que la formation est complète. C’est pourquoi il est essentiel que l’insertion pastorale vienne renforcer, éprouver et confirmer tout ce que nous vivons au séminaire.








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